· 

#6 Mais qui est ON ?

 

 

En voilà un tout petit mot qui nous donne bien du souci !

 

En effet, bien que ce pronom personnel se conjugue toujours à la 3e personne du singulier, on hésite souvent lorsqu’il s’agit d’accorder l’adjectif ou le participe passé qui s’y rapporte.

 

 

D’abord, un peu d’étymologie, histoire de se la péter un peu…

 

 

On trouve son origine, comme beaucoup de mots français, dans le latin : homo, hominis qui signifie humain, homme. L’orthographe de homo a ensuite évolué pour donner hom puis on.

 

C’est la raison pour laquelle on représente souvent une ou des personnes non identifiées comme quelqu’un, quiconque, tout le monde, chacun, l’homme en général...

 

Mais on peut également représenter une ou des personnes bien identifiées (je, tu, il(s), elle(s), nous, vous).

 

Comme le dit l’Académie française : Le pronom "on", on le voit, c’est le couteau suisse de la grammaire…

 

 

Passons maintenant aux accords…

 

 

Comme vous l’aurez certainement déjà deviné, il suffit d’identifier ce que représente on pour accorder l’adjectif ou le participe passé concerné.

 

 

Démonstration

 

Quand on représente une ou des personne(s) non identifiée(s), l’adjectif ou le participe passé est invariable.

 

Exemples :

 

Je crois qu’on est entré chez moi en mon absence.
= Je crois que quelqu’un est entré

Quand on est jeune, on est insouciant.
= Quand quelqu’un est jeune

On n’est jamais mieux servi que par soi-même.
= Quiconque n’est jamais mieux servi

On est devenu dépendant de la technologie.

= L’homme en général est devenu dépendant

 

 

 

Lorsque on représente une ou des personnes bien identifiée(s), l’adjectif ou le participe passé s’accordent en genre et en nombre avec ce que représente on.

 

Voici, dans ce cas, quelques exemples des différentes utilisations de on :

 

Bien que rarement utilisé, on peut se substituer à je par souci de modestie.
=> On (l’auteur, une femme) en est arrivée à la conclusion suivante…

 

On peut également être employé à la place de tu ou du vous de vouvoiement, lorsqu’on s’adresse directement à une personne.
=> Ben alors, maman, on est fatiguée ce matin ?
=> Alors, Monsieur Bidule, on est rentré de vacances ?

 

Parfois, on peut équivaloir à il(s) ou elle(s).
=> Dans cette association, on (les membres) est toujours prêts à aider les autres.

 

Le plus souvent, on est employé à la place de nous.
=> On (groupe de femmes) est heureuses de participer à cette expérience.
=> On (mes amis et moi) a été très bien accueillis.

 

Enfin, on peut remplacer vous lorsqu’on s’adresse à plusieurs personnes.
=> Dites donc, mesdames, on est entrées sans autorisation ?

 

 

 

On a tout compris ?

 

 

Alors, on se retrouve demain pour découvrir ce qui se cache derrière la fenêtre #7

 

Et on n’hésite pas à partager cette petite « douceur orthographique » bien sûr ! 😉

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0